Il semble que nos amis marocains ont instauré certaines règles dans la guerre qu’ils mènent unilatéralement jusqu’ici pour faire invalider un sacre gagné méritoirement sur un terrain de football contre … mmm … ah mais contre qui déjà ?

Au départ, nous pensions assister à un duel footballistique opposant les deux derniers lauréats de la CAF Champions League : l’ogre espérantiste, tenant du titre, et le Wydad … de Om Kalthoum. Il n’en fût rien sur le terrain ! Les Sang et Or tunisiens jouaient, voire malmenaient leurs adversaires à Casa même et les Rouge et Blanc de la fugueuse envoyaient des missives officielles, juste avant le match retour pour « valider un but » – précédé d’une faute de main du reste – sans parler de la demande de ne pas compter les avertissements  suspensifs au match retour (Sic!). Le bal est lancé!



Au retour, rebelote avec une première mi-temps où les protégés de Chaabani ont envahi la moitié du terrain wydadie avec à la clé un but marqué et surtout un penalty non signalé par l’arbitre qui aurait scellé le sort de la finale une bonne fois pour toute … avec une perspective d’une déroute historique vu l’écart technico-tactique entre les deux formations. De retour des vestiaires, les Wydadis sont revenus sur le terrain … un exploit a posteriori … plus volontaires … encore que ! Marquant un but blanc suite à une double-faute signalée par l’assistant, le banc de la fugueuse mené par le maître « pneus libyens » en la matière (Benzarti pour les moins introduits à ses embrouilles) a impressionné l’assistance avec un spectacle vaudevillesque de protestations … sur le recours à la VAR. Encore une !

Après des palabres infructueuses de ramener les Wydadis à l’ordre … plutôt au match, qui ont même vu le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Ahmad Ahmad, protagoniste sur … le terrain … insécurité oblige (sic!), non sans voir son influence renvoyée du revers de la main par les Marocains, l’arbitre a mis fin à la mascarade qui a duré plus de 80 minutes. L’Espérance Sportive de Tunis (EST) est déclarée champion d’Afrique de nouveau avec tout le protocole qui s’en est suivi.

Et La Fugueuse dans tout ça ? Au-delà du refus de jouer, le président du Wydad Athletic Club (WAC) n’y est pas allé par quatre chemins pour expliquer le forfait de son club : « L’absence du VAR ».

C’en sont suivi des déclarations aussi cocasses que risibles, allant du déni d’en avoir été informés avant le match jusqu’à prétendre ne pas maîtriser la langue anglaise avec laquelle l’arbitre Gassama avait signifié, de nouveau, l’absence du VAR aux deux capitaines.

Et comme cela n’était pas assez pour ternir l’image du foot en général, celui africain en particulier, le premier responsable du ballon rond du continent a bien voulu en mettre une nouvelle couche, insatisfait peut-être de voir le foot africain aussi souillé … et à un degré moindre l’équipe invaincue pendant tout le parcours brandir méritoirement le trophée.

Pour donner suite aux pleureuses qui l’ont soutenu dans sa montée inattendue sur le toit de la CAF, Ahmad Ahmad en magicien aguerri faisant disparaitre l’argent là où ne s’y attendait pas, nous a fait un numéro de passe-passe incroyable en faisant sortir du chapeau de la honte le motif de l’insécurité afin de renverser l’Histoire ! Son histoire aussi et celle de La Fugueuse, se sentant coupable de voir son institution faillir à garantir le succès organisationnel d’une finale continentale avec l’absence du VAR constaté.

Pourtant et entretemps, le florilège d’absurdités de la part des Wydadis ne s’est pas arrêtée là. Entre « éthique sportive malmenée », « le VAR devait fonctionner, « le VAR a été saboté » … pour finalement s’aligner sur l’alibi fictif de l’insécurité … en sortant du même chapeau « la présence de gardes du corps masqués et de fumigènes à même de menacer leur santé et intégrité …

( photos et vidéo des déclarations contradictoires).

Les responsables de La Fugueuse nous ont également régalés avec des « Le président de l’Espérance nous a menacés », « le premier ministre tunisien a ramené son armée », « on a tenté de nous acheter » et un somptueux « on a été violés » … dixit Naciri le président controversé du WAC.

Nos amis marocains ne savent plus à quel saint se vouer avec cette sale guerre menée contre tous et chacun : l’Espérance, le VAR, le ministère de l’intérieur, la CAF, la FIFA … la Tunisie. Ils ne lésinent à entraver aucune règle dans leur basse escalade pour abattre l’Espérance et la Tunisie, allant jusqu’à prétendre la mort abjecte d’un supporter wydadi à Tunis. (photo de l’article stipulant qu’un wydadi est mort poignardé).

L’Espérance ne veut pas cette guerre. La Tunisie encore moins, l’Afrique et le monde entier non plus … pour un match de foot gagné méritoirement sur le terrain en plus !

L’Espérance, elle, a choisi son camp : le recours légal au Tribunal d’arbitrage sportif (TAS) international afin de démêler cette situation kafkaïenne loin du folklore et de l’enfantillage belliqueux de La Fugueuse et de ses … teneurs.

 

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