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Pourquoi l’Espérance n’a pas trouvé son attaquant ?

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Le mercato s’est terminé lundi à minuit mais l’on sait depuis une semaine que l’Espérance Sportive de Tunis (EST) n’a pas réussi à recruter un attaquant de pointe. C’était pourtant la priorité absolue de la direction espérantiste avant le début de cette saison, notamment suite au rendement insuffisant de Khenissi, au départ de Ouattara (peu utilisé en pointe du reste) et aux difficultés du jeune Ben Hammouda à s’imposer dans ce poste, du moins selon la lecture des choix de Chaâbani.

L’Espérance s’était lancée sur plusieurs pistes menant à des attaquants originaires d’Afrique subsaharienne, évoluant aussi bien sur le continent noir, en Europe ou encore dans le Golfe persique. Les négociations se sont avérées infructueuses, pour quelles raisons ?

La raison principale étant l’argument financier : qu’ils soient sous contrat ou libres de tout engagement, les joueurs courtisés ont eu des demandes financières conséquentes voire même disproportionnées par ces temps de crise, alors que le club est prêt à consentir des efforts financiers pour s’assurer les services du fameux oiseau rare.

Pourquoi nous sommes-nous lancés sur des pistes hors de notre budget ? Pourquoi perdre des semaines entières à négocier avec des joueurs et les agents pour se retrouver sans attaquant de « calibre CL » à la fin du mercato ?

Les supporteurs espérantistes se posent beaucoup de questions quant à la gestion de ce dossier et c’est dans ce genre de situations que l’on regrette l’absence d’une cellule de recrutements, du moins reconnue et qui peut rendre compte de son travail, de ses démarches. Une équipe formée par des techniciens et dédiée à la détection de jeunes talents et au suivi de joueurs confirmés selon les besoins du staff technique. Une équipe qui facilite le travail de la direction et qui prépare une « short-list » avec des joueurs correspondants aux critères techniques et financiers préétablis.

L’Espérance se doit de mettre en place une structure plus professionnelle pour pouvoir rivaliser avec des mastodontes comme Al Ahly SC, Zamalek SC ou TP Mazembe, qui disposent de budgets bien plus importants que ceux des clubs maghrébins. A titre d’exemple, l’Espérance a été « logiquement » devancée en 2019 par Al Ahly sur le dossier du milieu de terrain Aliou Dieng, pourtant évoluant en Algérie. Les Égyptiens avaient proposé une offre financière plus importante que la nôtre et l’Espérance a dû se rabattre sur la piste menant à Kwamé Bonsu avec le résultat que l’on connait.

En l’état actuel des choses, nous ne pouvons plus lutter avec la puissance financière de certains clubs du continent, mais cela doit nous pousser à trouver des solutions plus créatives et investir dans la prospection.

L’Espérance vient de vivre un cycle très prolifique en titres et nul ne peut nier l’exploit réalisé lors de la saison du centenaire. Mais nous savons bien que les supporteurs espérantistes ont de tout temps eu un certain degré d’exigence qui encourage la direction à se remettre en question et à améliorer son mode de fonctionnement.

H.R.

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