Paroles inspirées de La Bohème de Charles Aznavour
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« Je t’invite pourtant
Depuis plus de 20 ans
Il faut mieux me connaître
Je t’envoie dans l’au-de-là
Et si tu viens chez moi
Je ne suis pas un prêtre
Et si le stade fui
Qui nous servait de nid
Ne tombait pas en ruine
C’est là que tu as mordu
Poussière et farine
Et toi qui fuyait nue

La fugueuse, la fugueuse
Ça voulait dire
On est peureux
La pleureuse, la pleureuse
Tu perds déjà un match sur deux

Dans les quartiers voisins
Ils étaient quelques uns
Attendant ta victoire
Et bien que miséreux
Au palmarès bien creux
Ils ne cessaient d’y croire
Et quand quelques blaireaux
Nageant dans la trouble d’eau
Investissent la toile
Remuant ciel et terre
Puis le vent dans les voiles
Oubliant leurs revers

La fugueuse, la fugueuse
Ça voulait dire
T’as déguerpi
La pleureuse, la pleureuse
L’Espérance, c’est le génie

Souvent il t’arrivait
De mâter ta télé
De passer des nuits blanches
À suivre le destin
De l’ogre africain
Lundi à dimanche
Et ce n’est qu’au matin
Quand tu t’y mets enfin
À user d’anathèmes
Avec schizophrénie
Fallait-il que tu sèmes
Les grains de l’envie

La fugueuse, la fugueuse
Ça voulait dire
T’as plus deux ans
La pleureuse, la pleureuse
Il faut vivre dans l’air du temps

Quand tu bousilles tes jours
Pleurnichant sans détour
Car on te botte les fesses
Afful ne t’a pas plu
Belaili, bien non plus
Ils t’ont fait la caresse
D’un tir jamais dévié
De joie ont-ils fait crier
Les fans espérantistes
Heureux de voir ton corps
Bercé par des artistes
Sans le moindre remord

La fugueuse, la fugueuse
Tu es bien jeune
Tu es filou
La pleureuse, la pleureuse
Raja et MAS sont restés debout »

K.B.

 

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