Espérance de Tunis : un site tout rouge tout jaune !

Toute l’équipe de EDTnet est heureuse de vous annoncer le lancement, depuis samedi dernier, de son site dédié à la vie du doyen des clubs tunisiens l’Espérance Sportive de Tunis.

Articles, analyses, brèves, sondages, statistiques de nos joueurs en Ligue 1 et en CAF Champions League, fiches joueurs complètes, galerie photos et (prochainement) vidéo, .. et plein d’autres rubriques à découvrir.

Et parce que nous donnons beaucoup d’importance à nos lecteurs et aux fans Sang & Or, vos retours, avis, propositions et feedback nous intéressent. Nous vous invitons à réagir sur notre forum via les sujets dédiés à l’Intéraction avec le staff, à travers notre page fan Facebook ou par tweets @EDTnet

Bonne lecture à tous !

La curva sud si infiamma

En direct de Harare

Un long vol de 10 heures, avec escale d’une heure à Ndjamena (Tchad), étaient nécessaires à la délégation Sang & Or pour arriver à Harare la capitale du Zimbabwe vers le coup de 20h. Pas besoin de dire que le vol fût fatiguant et pénible.

Heureusement que la température à l’arrivée était de 23 degrés pour atténuer un tant soit peu la fatigue du voyage.

Escale ravitaillement en Kérosène à Ndjamena - Photo Site Officiel

Escale ravitaillement en Kérosène à Ndjamena - Photo Site Officiel

Un décrassage a été programmé pour l’ensemble de l’effectif dans un petit terrain gazonné de l’hôtel Mikelis où réside l’ensemble de la délégation officielle, accompagné des quelques supporters ayant fait le déplacement.

Les premières informations concernant l’équipe type confirment, sauf surprise de dernière minute, la titularisation de Ben Cherifa à la place de Naouara, de Ben Mansour dans l’axe de la défense et de Ayari sur le flanc gauche. Saber Khelifa sera lui présent à la pointe de l’attaque.

Le moral du groupe est au beau fixe et les joueurs « remplaçants » ont hâtes de confirmer la confiance placée en eux pour pallier l’absence des joueurs avertis.

Une seule séance d’entrainement est prévue cet après-midi à l’heure de la rencontre (15 heure locale/14 HT) sur la pelouse du stade Rufaro de Harare.

Les informations nous ont été transmises par Fahouda depuis Harare.

Slim Azzabi

Direction Harare avec des risques (bien) calculés

A chaque match sa vérité, à chaque partie ses objectifs secondaires après la victoire bien entendu. Celui de la dernière journée de la CAF Champions League revêt une double priorité et non les moindres :

  • Assurer la première place pour bénéficier de l’avantage du terrain lors des deux tours restants
  • Eviter les cartons jaunes suspensifs pour le prochain match

Ce deuxième point constitue depuis le début de la semaine un petit casse tête pour le staff technique au vu des diverses éventualités à gérer quand on sait que pas moins de 9 joueurs sont sous le coup d’une menace de suspension, ayant déjà un premier carton jaune leurs actifs.

Ces joueurs sont à une exception près des titulaires indiscutables voir une solution de rechange indéniable : Naouara – Syam – Hicheri – Derbali – Chammam – Korbi – Afful – Darragi et Eneramo.

Partant de ce constat, plusieurs alternatives s’offrent à nous.

Faouzi Benzarti entrain de cogiter lors du dernier match

Faouzi Benzarti entrain de cogiter lors du dernier match

Cas 1 : « Osons ! »

On prend le risque, on aligne l’ensemble des joueurs avertis et on joue notre jeu à fond avec la consigne de faire attention. Assurer un résultat positif sans forcer son talent n’est pas chose aisée aux fins fonds de l’Afrique et avec une équipe pas encore aguerrie.

Le fait de voir l’adversaire éliminé de la course peut, par contre, nous aider dans notre stratégie.

Cas 2 : « Fifty fifty »

Faire reposer deux joueurs, mettre deux autres sur le banc et risquer avec les quatre restants qu’on peut considérer comme assez expérimentés ou les « moins bons »; voir ceux qui ont un remplaçant qui pourra faire l’affaire au match aller des demi-finales.

Mais dans ce cas là, la victoire est impérative sinon on sera doublement perdants.

Cas 3 : l’arbitrage « maison »

Mr. MOHAMADOU Mal-Souley sera l’arbitre de ce match. L’international camerounais manque d’expérience (international depuis 2008) et peut avoir la gâchette facile en sortant des cartons jaunes, même si on le considère comme un arbitre tolérant dans certains forums camerounais.

L’éventualité de voir les égyptiens mettre un peu de pression n’est pas à exclure. Le joueur vedette d’Al Ahly, Mohamed Abou Trika, a dernièrement avoué vouloir éviter notre équipe en demi-finale.

Mais, cette hypothèse est la plus facile à gérer. Il suffit d’étudier le comportement de l’arbitre avant le match et dès les premières minutes de jeu pour prendre les précautions idoines en cours de jeu. Sacrifier un seul joueur sera tolérable, encore mieux si on assure la victoire.

Rôle du staff technique

Notre staff doit prendre des décisions courageuses sans mettre en péril le résultat sportif de ce match et celui des demi-finales. Un match aller raté est aussi synonyme de diminution de chances de qualification au match retour des demis.

En choisissant de laisser au repos les Eneramo, Syam et Korbi, le staff technique a fait un mix entre les deux premiers cas cités préalablement.

Le premier, ayant montré quelques signes de fatigues lors du dernier match, peut être remplacé par Ayari.

L’arrière central en baisse de régime et titulaire dans toutes les parties de ce début de saison, savourera à coup sûr cette décision. Derbali aura la chance d’évoluer loin de toute pression.

Quant à Korbi cœur de lion, il faut lui éviter un carton jaune « bête » vu son tempérament et la sensibilité du poste qu’il occupe. Roger fera largement l’affaire et on aura sûrement besoin de sa présence physique et mentale, pourvu qu’il se concentre tactiquement.

On aura en plus l’avantage de récupérer trois joueurs cadres pour le prochain déplacement à Gafsa. Décidément, le staff technique vient de prouver encore une fois sa compétence dans la gestion des avant matches, reste maintenant à assurer le coaching en seconde période.

Le sujet est entrain d’être débattu au sein du forum Esperance-de-tunis.net, et les différents scénarii sont abordés. A vous d’apporter votre grain de sel.

Slim Azzabi

Et chaque semaine…

Jadis, il était le point fort de l’équipe, son meilleur atout, son joueur numéro UN et non pas son 12ème acteur.

Toujours présent, de la première minute à la quatre vingt dixième, surtout lors des moments forts. Selon certains joueurs et responsables, il a été derrière beaucoup de victoires, retournements de situations et buts importants.

Et ce n’est pas tout. Depuis 2002 il est passé à un palier supérieur pour rivaliser avec les meilleurs clubs du monde sur tout les plans, ce qui lui a permis d’avoir le respect partout où il est passé, même à l’étranger et ce grâce à ses shows hollywoodiens.

La curva sud si infiamma

La curva sud si infiamma

Ces dernières années il a pris une dimension latine mais, surtout et malheureusement, une déviation guerrière en s’associant à la Camorra voir le Hezbollah et en défiant même le camp de Guantánamo.

Oui j’ai bien nommé notre Virage et spécialement nos groupes de supporters, qui ont choisit des appellations forts signifiantes de leurs intentions tel que Les Zapatista, Torcida voir même les derniers nés Los Guerreros, sans oublier les autres groupes ULTRAS, qui ne sont pas sans reproches.

Le phénomène des groupes de supporters a malheureusement pris, ces deux dernières saisons, une mauvaise tournure où les membres des groupes ont délaissé leur devoir d’encourager l’équipe, pour se concentrer sur des futilités. Et oui, leurs objectifs sont devenus personnels, leurs appartenances aux groupes passent désormais avant l’amour du Club.

Pour eux, l’essentiel c’est la suprématie sur le Virage : Qui pourra craquer le plus de flammes sans être arrêté par les forces de l’ordre? Qui devra chanter ses propres chansons et obliger les autres à suivre ou à se taire ? Qui aura le meilleur emplacement pour son bâchage ? Et j’en passe…

Pour revenir, un peu, à l’origine de ce changement de comportement de la Curva Sud, il faut noter que la première étincelle de la dislocation a éclaté vers la fin de l’avant dernière saison, lorsqu’une bâche de l’un des groupes de supporters a été placée à la place de celle d’un autre groupe, et depuis le Tifo a disparu de nos gradins pour voir ce vide comblé par des batailles rangées voir même des guerres tribales. Et on se demande après pour quelles raisons les autorités ont totalement interdit, depuis la saison passée et d’une manière catégorique, tout ce qui est en rapport avec ces groupes de supporters. Plus de chorégraphies – la fameuse « Dakhla » – plus de bâchage, plus de drapeaux, étendards, casquettes, cache-cols, Tee-shirts et tout ce qui rime avec ces groupes. Une dissolution totale, quoique fictive puisque juridiquement ils n’existent même pas.

Cette interdiction, mal acceptée par nos Ultras, a été l’une des causes qui ont poussé les membres des groupes de changer leurs fusils d’épaule et ainsi leur objectif majeur a dévié de sa noble valeur, celle de soutenir de manière inconditionnelle son équipe de prédilection et être sa fierté, pour devenir une grande charge et un fardeau lourd de conséquences pour le club. Puisque la saison dernière et même celle d’avant, l’Espérance Sportive de Tunis était certes championne de Tunisie, mais aussi la cible préférée de Mr Ali Hafsi – Président de la Ligue Nationale de Football à l’époque – et la caisse du club le meilleur témoin dans cette affaire en a subi les frais avec les 50 milles dinars d’amendes lors de la saison 2008-2009 et le manque à gagner à cause des 4 matchs à huit clos de la saison 2009-2010.

Les Ultras ont choisi de se concentrer sur la confrontation, que ce soit entre groupes ou contre les forces de l’ordre, pour se faire respecter et faire valoir leur suprématie par leurs agissements. Et l’éclatement n’a pas tardé. Vers la fin de la saison dernière, un évènement majeur a marqué tout le pays et non seulement la vie de notre club, c’était le fameux Jeudi Noir.

Un certain 8 Avril 2010 et ses incidents majeurs, resteront gravés à jamais dans la mémoire Sang & Or à l’instar de ceux du 13 Juin 1971.

Tous ceux qui ont vécu les graves incidents de ce jour là, lors du match EST-CS Hammam Lif, ont prédit une union sacrée de tous les viragistes, toutes appartenances confondues, autour du club. Mais, hélas, rien de cela n’est arrivé. Au contraire, ça va de mal en pire et cette nouvelle tendance « La Guerre des Clans », a pris une nouvelle envergure cette saison, surtout lors du dernier match à Radès contré Sétif où une bataille rangée à éclater entre les membres de deux groupes -apparemment les mêmes qui ont été derrière les incidents du dernier match en championnat au stade El Menzah contre l’Espérance du sud- avec un échange de jets de fumigènes et divers projectiles. Heureusement que les forces de l’ordre ont réussi cette fois ci à calmer les esprits sans empirer la situation.

Jusqu’où peuvent-ils arriver avec cette mentalité ? C’est la question à la quelle tout le peuple espérantiste attend d’avoir une réponse, voir une solution pour arrêter ce spectacle désolant qui a poussé plusieurs viragistes n’appartenant qu’à l’Espérance et non pas à ses dits groupes de supporters, de délaisser le Virage pour se réfugier dans d’autres compartiments du stade, ce qui a impacté directement l’engouement des fidèles Sang & Or par rapport à l’achat des abonnements et seuls les chiffres peuvent le confirmer.

La saison dernière, seulement 5 jours après le début de la campagne d’abonnements, on a enregistré 12 165 abonnés. Alors que cette saison et jusqu’à dimanche dernier, le lendemain du match de Sétif, on n’était à 11 200 abonnés seulement alors que la campagne d’abonnements a été lancée depuis la fin du mois de Juin.

Aujourd’hui, il est devenu une source de désagrément pour le club, alors qu’il était fier de crier « Virage 7ay Taraji dima labess ! »

Aujourd’hui et à cause de son nouvel état d’esprit, il a changé de rythme pour crier « Et chaque semaine… »

« Et chaque semaine, un nouveau spectacle désolant…

Et chaque semaine, le club est sanctionné matériellement…

Et chaque semaine, le reste du public galère énormément…»

Marwen Ben Lamine

La semaine de nos ambassadeurs

Le dernier Week-end a vu la reprise après la pause journée FIFA des principaux championnats de Foot.  Edt.net vous résume l’évolution de quelques ex-Sang & Or ou plutôt de certains de « nos joueurs expatriés« , en Europe et ailleurs.

France

En ligue 1, Kandia Traoré et son équipe le SM Caen ont arrachés un match nul au stade de l’Abbé-Deschamps 1-1 , l’ivoirien ayant disputé l’intégralité de la rencontre .

Expulsion de Issam Jemaa pour contestation

Expulsion de Issam Jemaa pour contestation

Au stade Félix Bollaert les Sang et Or du nord français ont perdu leur derby face à Lille sur le score de 1-4.

Lors de cette rencontre, on a noté l’absence de notre ancien gardien et capitaine Hamdi Kasraoui qui était sur le banc, ainsi que l’expulsion de Issam Jemaa au début de la première période.

Issam a dû présenter ses excuses à ses coéquipiers lors de la séance d’entrainement de mardi.

Enfin , l’AS Saint-Étienne s’est imposé à Toulouse sur le score de 0-1. Boubacar Sanogo formé à l’Espérance de Tunis est rentré à la 72′ après une période d’absence suite à sa blessure.

En ligue 2 française, Marcos Dos Santos (Troyes) s’est encore distingué en marquant un but. Il n’a cependant pas pu empêcher la défaite de son équipe au stade de l’Aube face Tours sur le score de 1-2. Le brésilien est à 4 buts en 6 matchs.

Quant à Dijon le club de Wissem El Bekri , ils ont perdu au Havre face au HAC 2-1. Bekri est comme d’habitude absent.

Suisse

Les Young Boys de Berne ont fait un match nul 2-2 face au FC Bâle Henri Bienvenu a disputé toute la rencontre, mais n’a pas inscrit de but.

Turquie

Antalyaspor a remporté son match à Manisaspor sur le score de 1-2 sans Ali Zitouni qui n’a pas joué.

Allemagne

En deuxième division allemande, le FSV Frankfurt a battu Fortuna Dusseldorf. Mnari est entré à la 82′ et participé le temps de dix minutes à la victoire de son équipe.

Nigeria

En Afrique, le Heartland de Damien Udeh a été éliminé de la phase de poules de la CAF Orange Champions League après sa défaite au stade du Caire face à Al Ahly 2-1. L’ex joueur espérantiste est sorti à la 69′.

Mohamed Amin Ben Saber

Source photo : Rclens.fr

CAF Orange Champions League J5 : ES Tunis – ES Sétif : 2-2 – L’analyse

Un match pas comme les autres. C’est ce qu’on peut dire, en définitive, sur ce duel fratricide qui a réuni les deux voisins. La 6ème confrontation en deux ans toutes compétitions confondues. L’ascendant psychologique était, surement, espérantiste avec 3 victoires pour 2 nuls. Mais les sociétaires de Ain Faouara revenaient, cette fois ci, à de meilleurs sentiments après une victoire écrasante sur les Power Dynamos du Zimbabwé.

Le décor était planté bien avant le match. Les déclarations provocatrices fusaient de partout dans la seule optique de déstabiliser l’adversaire. Mais avec deux staffs chevronnés, les deux clubs ne risquaient que peu du côté psychologique.

Les deux capitaines avant le début du match

Les deux capitaines avant le début du match

Deux buts partout mais une physionomie tout à fait différente. Entre des espérantistes entreprenants à souhait et des algériens trop dépendant de leur potentiel technique et dépourvus d’un plan de jeu clair, au grand désarroi de leurs supporters.

L’Espérance s’aligna, comme à l’accoutumée, en 4-2-3-1 souple qui se transforme en 4-1-4-1 en possession du ballon. En effet, Korbi adossé au rôle de sentinelle, c’est Traoui qui a joué le rôle de porteur d’eau. Un tâche qui sied, proprement, à son potentiel technique, tactique et athlétique. Afful et Msakni avaient, comme d’habitude, la tâche d’animer les couloirs, associés à Ben Amor et Chammam, alors que Darragi dirigeait la manœuvre en tournant autour d’Eneramo, la pointe habituelle. Mais ce qui a été nouveau chez cette formation c’est la vitesse de manœuvre qu’on a observée tout au long du match, excepté les 10 dernières minutes auxquelles nous reviendrons plus tard. Résultat, l’adversaire est pris à la gorge et son milieu de terrain, source de tous les dangers, a été disloqué ce qui a obligé les arrières Sétifiens à opter pour les longues transversales vers le seul Gezzali bien pris par Hicheri. Et même le premier but des Algériens n’était qu’une erreur de concentration de début de match de la part de Syam Ben Youssef qui devait marquer l’attaquant (puisque le corner était de son côté) et qui l’a laissé derrière lui !!!

Capitaine Darragi décisif samedi dernier

Capitaine Darragi décisif samedi dernier

Ceci dit, l’Espérance, sous l’impulsion de Darragi a varié son registre et a réussi, à chaque accélération, à mettre à mal la défense des noirs et blancs acculés dans leur zone et défendant bas pour la plupart du temps. Les techniques d’approche basées sur un jeu court en mouvement ont procuré à l’équipe plusieurs balles arrêtées dont deux coups francs aux alentours de la surface Sétifienne. Et si la première, bien bottée par Chammam, a heurté le poteau avant d’être mise au dessus par Hicheri, la seconde a vu Darragi placer une balle brossée loin des gants d’un Chaouchi, pourtant, époustouflant (comme celui des grands jours). L’Espérance, dominatrice, est revenue au score.

Mieux encore, Majdi Traoui, de plus en plus en verve, affiche une disponibilité exemplaire qui lui vaut d’être à la finition de l’une des actions les plus anodines de l’Espérance. une touche longue de Ben Amor que la défense Algérienne se contenta de suivre des yeux avec un Chaouchi impuissant. Le but de la victoire? Non, certainement pas. Mais celui de la qualification officielle? Oh que oui.

Cette phase de jeu dénote d’un nouveau dans le comportement général de l’équipe devenue de plus en plus solidaire avec un registre plus varié de jeu court et de renversements longs et des balles arrêtés de plus en plus dangereuses. A noter, aussi, que la bonne tenue (malgré les tergiversations de Ben Youssef et les erreurs de couverture de Ben Amor) de la défense inspire un brin de confiance supplémentaire aux compères de Darragi pour mettre en place leur jeu habituel et occuper correctement le terrain.

La seule mention négative à ce sujet revient à Youssef Msakni qui, malgré son potentiel technique énorme, n’arrive toujours pas à retrouver ses sensations d’antan. Et là, le staff administratif doit se pencher sérieusement sur son cas, car son problème est évidemment à rechercher en dehors du terrain. Physiquement, Youssef était présent aux côtés de tous ses compagnons, mais mentalement, il était ailleurs. C’est pourquoi il a, presque, raté tout ce qu’il a entrepris (hormis un boulet de canon intercepté par Laifaoui en début de rencontre).

Les changements opérés par le staff techniques ont suivi le cours du match, mais les prérogatives de Benzarti étaient d’assurer la qualification aux dépends de la victoire. C’est pourquoi, il a pris 5 minutes entières après le but égalisateur pour faire du surplace (Roger/Traoui et Ayari/Ben Amor avec le recul d’Afful comme arrière droit). Et pourtant, l’Espérance dominatrice eut la balle de but à trois reprises. Traoui qui se heurte à un Chaouchi en état de grâce, Khélifa qui ne peut dévier totalement son heading pour éviter le keeper Algérien et Ben Youssef qui manque de lucidité devant des filets désertés.

Michael Eneramo en action

Michael Eneramo en action

L’Espérance aurait bien pu se prévaloir des trois points. Mais ce qui importe plus au delà du score sont, d’abord, la qualification, ensuite le comportement général du groupe et enfin le volume de jeu énorme développé.

Ceci ne voudrait, en aucun cas, dire que tout était rose Samedi à Radès. Tout à fait au contraire. Il y a, encore, des déchets dans le jeu. Surtout au niveau de la défense où Chammam et Ben Amor semblent oublier par moments les b-a-ba de la couverture et du placement. On l’aura vu sur le premier but où Chammam tente une interception du ballon et rate son entreprise pour transformer son action en passe décisive. Et là, il est évident qu’il n’y a pas eu de communication entre lui et Ben Youssef sur l’action. Et on l’aura, aussi, constaté sur le second but où Ben Amor oublie, à la fois, de s’aligner avec Hicheri (et là Ghezzali aurait été hors-jeu) et de s’en approcher pour le couvrir et colmater la brèche. Mais, il y a, aussi, des problèmes de relance sur les contre-attaques qui sont toutes orientées vers Eneramo (pris par deux défenseurs) alors que khélifa était complètement démarque sur l’autre côté au moins à trois reprises. C’est un point à améliorer aussi par la paire Benzarti / Kanzari pour apprendre à exploiter tous les ballons de façon optimale.

Les dix dernières minutes sont devenues un feuilleton pour l’Espérance. L’équipe accuse, généralement, le coup durant cette période de la rencontre de cède le terrain et la possession à l’adversaire. Mais en plus elle recule et commence à défendre bas. Elle en aura perdu 3 points dans ce périple Africain (1 face à Mazembe à l’aller et 2 face à Sétif Samedi). Et là, il faut que le comportement général change. Il faut que les changements interviennent plus tôt avec des joueurs frais capables de porter la charge devant pour ne pas faire subir à l’arrière-garde le poids des assauts adverses. Des gars comme Roger, Souissi ou Ayari peuvent, avec le caractère explosif qu’on leur connait, asphyxier l’adversaire dans sa zone et l’empêcher de remonter convenablement son ballon.

Les plus de la rédaction :

Iheb Ben Salem

On était à ES Tunis 2 – 2 ES Sétif

3 000 algériens, 45 000 espérantistes, des dizaines de flammes, des bagarres sur le terrain et dans le virage, beaucoup de bouteilles d’eau sur la tête de Chaouachi le provocateur, 3 poteaux et 4 buts. Ces chiffres peuvent résumer à eux seuls ce derby maghrébin bien intense et dont l’issu ne satisfait en fin de compte aucune des deux équipes. Un match nul qui élimine l’ESSétif et nous condamne à aller gagner au fin fond de l’Afrique (Zimbabwe) pour garder la première place.

Photo d'équipe

Photo d'équipe

Il est 15h23 au parc B

Les billets pour les zones Virage, Enceinte sup’ et inf’ ont été épuisés. Le marché noir reprend ses habitudes et beaucoup de personnes décident d’aller à Radès pour s’acheter un ticket.

Le match promet d’être fort disputé devant une grosse affluence.

Il est 19h30 à Radès

La quasi-totalité des supporters algériens ont pris place dans la partie pelouse à gauche et on se demande bien pourquoi on leur a réservé toute cette travée !

Màj : Autre nouveauté, le changement du banc. Habitué depuis toujours à prendre les bancs à droite tout près de nos supporters, le commissaire du match nous a imposé le contraire par respect aux lois de la FIFA qui stipulent que l’équipe A doit être à gauche et l’équipe B à droite.

Il est 19h52

Nouara et son remplaçant sont les premiers à commencer les échauffements. La Curva Sud les salue chaleureusement et donne le tempo. L’ambiance commence par s’installer pour monter d’un niveau à cinq minutes du début du match et l’entrée sur la pelouse des 25 acteurs du match.

Eneramo et Hichri pendant les échauffements

Eneramo et Hichri pendant les échauffements

On joue la 5ème minute ..

.. Et sur une grosse faute de marquage, l’adversaire du jour ouvre la marque suite à un corner sortant et une première tête où on n’a pas vu l’ombre d’un maillot rouge et jaune jouer le ballon dans les airs alors qu’ils étaient 6 ou 7 pour 2 attaquants ! Chammem nous gratifie d’un dégagement de la tête sur le poteau et manque de pot le ballon revient devant Ghazali et toujours pas de rouge et jaune pour défendre !

Mené au score et réveillé pour de bon, les nôtres se rappellent de l’objectif du jour et oublient enfin le score du précédent match. Il faut aller chercher ce match nul (au moins) pour se qualifier aux demi-finales, 6 ans qu’on attend ce moment.

Le jeu s’organise autour de Majdi Traoui impressionnant de lucidité tactique, Sur Afful/Ben Amor qui se dépensent bien  sur le côté droit et sur Darragi – diminué physiquement – mais bien inspiré techniquement.

Le jeu en ligne décidé par Benzarti associé à un gros pressing au milieu de terrain sur le porteur de la balle donne ses fruits. On récupère haut, on joue direct et on presse.

Une tête ratée dans les 6 mètres de Eneramo (il a accusé le coup physiquement après la succession des matchs et le déplacement au Nigeria) une double occaz Chammem/Hichri avec un poteau et une reprise de la tête au dessus, un penalty omis pour Afful après une passe en retrait de Eneramo qui a hérité d’une pépite de passe de darragi, encore une transversale suite à un retournée acrobatique de Eneramo ..

Les occasions sont tout aussi nombreuses que franches. On ne se fait pas de trop de soucis, le public continue de pousser et on attend tranquillement le but de l’égalisation.

Et justement, à la 42ème minute..

Il prend le ballon des deux mains, le place, jette un coup d’œil puis .. Enchainement de deux petites foulés pour bien fouetter le ballon de l’intérieur du pied droit et le loger au ras du poteau droit du gardien Chaouachi pris en contre-pied. Oussema Darragi vient d’égaliser d’un superbe coup franc et concrétiser la grosse pression Sang & Or depuis trente minutes déjà.

La classe de Darragi, la grinta de Korbi !

La classe de Darragi, la grinta de Korbi !

Korbi joue les provocateurs, le public s’enflamme et une grosse altercation commence dans le virage supérieur gauche où on assiste à un jet de fumigène puis déclenchement d’une bagarre rangée entre – vraisemblablement – Ultras et Zapatista. Injustifiable, inexcusable et impardonnable ! un comportement indigne de cette institution et de l’importance de la compétition aux yeux des autres 99,99% de supporters et amoureux de ce club.

Fermons cette parenthèse pour le moment et concentrons-nous sur le jeu carle match augmente en intensité et les nerfs chauffent. L’arbitre sénégalais siffle alors la fin de cette première période et renvoi avec l’aide du service de l’ordre les joueurs aux vestiaires.

Deuxième mi-temps

Le rythme a baissé d’un cran et les deux équipes se neutralisent au milieu de terrain. Pas de vrai occasion à part la reprise en demi volé dos au but de Syam qui passe légèrement à côté.

On joue la 58ème minute

Aymen Ben Amor décide de jouer une longue touche. Généralement, il doit viser la tête de Darragi ou de Eneramo qui doivent jouer les remiseurs vers la surface de réparation. Mais cette fois ci la longue remise en jeu se transforme en une passe décisive ! un missile balancé par l’arrière droit trouve une tête victorieuse de Traoui partie faire le surnombre dans les 18 mètres.

Traoui vient de nous donner l'avantage à l'heure de jeu

Traoui vient de nous donner l'avantage à l'heure de jeu

On joue la 75ème minute

Darragi récupère le ballon et passe en profondeur à Eneramo qui s’est bien aligné avec le dernier défenseur pour éviter le hors jeu .. mais le juge de touche décide autrement et nous prive d’un but tout à fait régulier.

A partir de ce moment, la baisse de régime de l’équipe se fait sentir et les Eneramo (voyage Nigeria) Darragi (manque d’entrainement) Msakni (blessé en cours de semaine) Traoui/Korbi (effet du pressing) et Ben Amor/Chamem (je ne sais pas pourquoi d’ailleurs !) accusent le coup physiquement.

Des changements de joueurs pour apporter un nouveau souffle à la récupération et un coaching tactique de Benzarti en sacrifiant le jeu en ligne s’imposent. Et si l’entrée au bon moment de Khlifa a pu bloquer le couloir droit adverse et apporter de la sérénité à Chammem, les deux autres changements sont survenus beaucoup trop tard. La passivité du coach ne nous a pas permit de se donner plus de chances pour éviter le but de l’égalisation…

… Survenu à la 85ème minute

Le gaucher Djabbou pique vers le centre et embarque avec lui Chamem. Le numéro 8 Lamouchia prend le couloir laissé libre par notre arrière gauche et Syam commet la première erreur de glisser sur le côté alors que Khelifa est revenu pour couvrir la zone.

L’attaquant Djallit amorce une course dans le dos de Syam ce qui oblige Hicheri à couvrir son compère de la défense.

Ghazali sent le bon coup est demande une passe dans le dos de la défense. Djabbou sans pression aucune des Chamem (peu agressif) Traoui (fatigué) et Korbi (mal positionné) sert un caviar à son attaquant. Ben Amor qui devait glisser dans l’axe pour couvrir Hicheri est en retard.

La sanction fût immédiate..

On joue maintenant les arrêts de jeu

Afful récupère le ballon au milieu du terrain, Darragi accélère et décale Traoui sur la droite qui dans un ultime effort dégaine. Le tir contré lobe le gardien Chaouchi qui d’une magistrale détente évite la défaite à l’ESSétif !

On la voyait pourtant au fond cette balle !

La dernière minute du match

Dernière occasion .. on assiège le but de Chaouachi pour le dernier coup de pied arrêté. Syam et son bandage ratent un but tout fait du plat du pied gauche !

On en restera là, un match nul qui nous qualifie aux demi-finales 6 ans après les larmes de Tizié face à Enymba.  Notre premier objectif étant atteint, le deuxième serait de garder cette première place après la victoire de TP Mazembe face au Dynamos, pour jouer le match retour face à Al Ahly à Radès.

L’Espérance Sportive de Tunis renoue avec le carré d’as et tentera d’aller au bout de cette compétition. Cette génération talentueuse aura néanmoins besoin de plus de concentration et de maitrise tactique.

Faouzi Benzarti qui cogite ..

Faouzi Benzarti qui cogite ..

Quand au staff technique, il devra sortir de sa la léthargie pour s’adapter aux circonstances du match, prendre des risques et faire des infidélités à ses principes. Autant Faouzi Benzarti prépare bien son match, autant il se laisse emprisonné par la même façon de gérer la fin du match et les choix à faire.

On y reviendra ..

Slim Azzabi

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