La victoire en Champions League de dimanche dernier est venue clore la saison sportive 2016/2017. Et qui dit nouvelle saison dit automatiquement abonnement pour pas mal de supporteurs espérantistes.

Nous sommes près de 6 000 à avoir acheté un abonnement sur l’année. Ce chiffre augmentera forcément au vu du challenge africain à court terme qui nous attend, ainsi que les matchs de championnat, lequel reprend son ancienne (et intéressante) version.

Place donc maintenant à la prochaine saison qui débute le 15 août. A quoi faut-il s’attendre comme prix et services pour la saison 2017/2018 ? Si l’on se réfère à ces dernières années, malheureusement rien, sauf big surprise de la part de nos dirigeants.

Pourtant le jeu vaut bien la chandelle. A à se demander pourquoi notre président Hamdi Meddeb ne place pas la vente des abonnements au sommet des priorités managériales du club. Voyons voir pourquoi l’enjeu est (triplement) grand.

Abonnement rime avec appartenance et fidélisation

Pour le supporteur qui le peut, s’offrir un abonnement est une preuve d’amour et d’appartenance. Ta carte d’identité puis ton abonnement, tel a été définie la théorie de l’évolution par carte. Le permis de conduire et l’identité bancaire viennent en second lieu.

Qui dit appartenance dit aussi fierté. Appartenir à un groupe c’est être fier d’en faire partie, de partager des moments uniques. Cette carte d’abonnement sera ton accès pour cet univers merveilleux où tu côtoies des milliers de gens, qu’une même passion anime et qui ne se connaissent pourtant pas. C’est beau le foot !

Et le rôle du club dans tout cela ? Il consiste à fidéliser ses supporters, aider à faire perpétuer cet amour, à agrandir cette communauté. La carte d’abonnement n’est pas seulement un passe droit au stade, elle est le lien qui relie l’espérantiste à son club. Fier et fidèle, tel devrait être la devise du club.

1.5 Million de dinars, ça reste de l’argent quand même

En tablant sur 12 000 abonnements à raison de 125 dinars en moyenne l’unité, le club pourra bénéficier d’une rentrée d’argent direct à hauteur de 1.5 millions de dinars, sans parler des abonnements omnisports.

Cet argent pourrait aussi bien servir les dépenses courantes de la section foot, ou améliorer les infrastructures et pourquoi pas réinvestir une bonne partie dans la formation des jeunes. Imaginons un instant une campagne d’abonnement avec un double axe communicatif : “شجع جمعيتك و فورمي صغارك” .. ça le fait non ?

Et pour aller encore plus dans le “délire”, proposer des packs « spécial Taraji Store et/ou Taraji Mobile » ne feraient que du bien et pour le produit abonnement et pour les autres services que nous proposons. Du 100% bénéf pour tout le monde !

Et la cagnotte pourrait rapidement augmenter si on met en place un système de vente en ligne !

E-commerce pour E-Mkachakh

En 2016 y a eu plus de 1 million de transactions sur Internet contre 860 mille en 2015 (Source THD.tn) Autant dire que les tunisiens utilisent de plus en plus les sites marchands.

Et les raisons pour passer à la vente en ligne, et pas seulement les abonnements, sont tellement multiples qu’on se concentrera sur deux axes essentiels :

  • Le supporter espérantiste n’est pas seulement celui qui vit à Tunis. Ils sont partout dans le pays et ne cessent de nous faire part de leurs doléances à travers la page Facebook. Mieux encore, ils sont en dehors du pays et sont prêts à passer commande rien que pour aider leur club de cœur. Appartenance et fidélisation dites vous ?
  • Il est révolu ce temps où l’institution espérantiste doit se contenter de se positionner comme étant un club de foot « passif ». C’est désormais une marque. Et une marque a le devoir d’offrir des services pour .. pour .. pour satisfaire ses clients et les fidéliser. Élémentaire mon cher Watson !

Comment aussi ne pas aborder le marché noir ! L’on dira qu’aucune personne, saine d’esprit, n’ira acheter un abonnement au marché noir ou sur un des groupes d’achat/vente sur Facebook. Donc .. ? L’idée n’est autre que de faire « chier » ce réseau, cette mafia et surtout donner l’exemple. Instaurer un réflexe permet d’en tirer des bénéfices sur le moyen terme.

Je m’explique : tu commences par vendre des abonnements via le web, tu en vois l’utilité et l’engouement, tu fais de même pour la billetterie sur certains matchs, tu généralises une fois la mécanique et la livraison bien rodée, et hop ça sera la mort à petites doses pour le marché noir. Comme disait Sun Tzu “L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat”

Slim Azzabi

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